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Chapitre
I) la vie quotidienne des jeunes.
1. caractéristiques socio-démographiques
Les jeunes : environ 9 adolescents sur 10 sont de nationalité
française. Ce chiffre varie selon les académies (21 % à Créteil, où une
majorité d’entre eux vivent en banlieue).
- Les garçons sont majoritaires
en Lycée Professionnel.
- Au collège, 0.2% des élèves
sont majeurs contre environ 50% au lycée.
- Il y a 20 % de jeunes d’origine
étrangère au collège, 18% en LEGT, 24% en LP.
Les parents : leur travail varie selon les académies.
- les enfants des LP sont souvent
issus de milieux modestes (43% des pères ouvriers).
- Les divorces sont plus importants
dans les académies à dominante urbaine ou péri urbaine.
- La taille de la fratrie (plus
de 4 enfants) est plus importante pour les élèves des LP.
2.
Le jeune et l’école
- plus de 50 % de demi-pensionnaires
- Les jeunes sèchent plus les
cours en zone urbaine qu’en zone rurale, plus chez les garçons
que chez les filles.
- Conduite plus fréquente au
lycée qu’au collège.
- Les redoublants apprécient
moins l’école que les non-redoublants
- Les filles sont plus satisfaites
de l’école que les garçons
- Les élèves expriment leur
insatisfaction notamment par rapport à leur faible assiduité scolaire.
- L’éducation à la santé
s’avère faible. Les filles demandent plus d’informations.
- Les élèves déjà informés,
sont plus demandeurs que les non informés.
3.
Le jeune en dehors de l’école
- Les parents sont des interlocuteurs,
quelque soit le type de différent rencontré par les adolescents. La
mère est toujours perçue comme la plus attentive. Cependant au cours
de l’adolescence, les jeunes se confient de moins en moins à eux
pour des questions sentimentales ou relatives à la sexualité.
- Les pairs sont les premiers
interlocuteurs pour ces questions.
- Les filles se sentent plus
seules que les garçons.
- Les garçons des zones rurales
semblent plus actifs sexuellement. Ils ont des relations régulièrement,
surtout à partir de 18 ans. L’utilisation du préservatif est de
plus en plus fréquente.
- Les jeunes des LP ont une
sexualité plus active et plus régulière que ceux de l’enseignement
général.
- Les garçons font plus de
sport que les filles en dehors de l’école.
4.
La santé au quotidien
Chapitre
2) Conduites et troubles à l’adolescence
1. Les conduites à risques
Elles posent problème à l’environnement
social et scolaire : consommation de tabac, d’alcool et de drogues,
absentéisme scolaire, vol, fugue, violences .
2. Le mal être psychologique
- Les plaintes somatiques :
céphalées, gastralgies, nausées, fatigue, cauchemars, réveils nocturnes.
- La dépressivité (surtout
chez les filles)
- Les conduites boulimiques
(plus chez les filles)
- Usage de médicaments psychotropes :
angoisse, nervosité, stress …
3. Les violences
- Les conduites violentes =
bagarres, rackets (1 jeune sur 5 peut être considéré comme violent)
ce phénomène est plus important en banlieue qu’à la campagne et
plus fréquent chez les garçons que chez les filles. Les conduites violentes
vont de pair avec la plupart des autres conduites (alcool, tabac, drogue)
- Les idées suicidaires et
tentatives de suicide : ¼ des jeunes ont des idées suicidaires,
plus chez les filles.
- Les violences subies = violences
physiques, sexuelles (59%) sont plus fréquentes en banlieues qu’à
la campagne.
Chapitre
3) Contexte social, relationnel. Psychologie des difficultés des jeunes
1. Facteurs associés aux difficultés.
- La consommation (de tabac,
d’alcool, de drogue) plus violences (vols, conduites violentes)
plus l’absentéisme entraînent des difficultés scolaires, relationnelles,
familiales et sociales.
- la consommation de
drogue . Il existe deux groupes : le premier à haut risque,
le second à faible risque
- Les indicateurs de risque. Conduites à risques, consommation
de drogue
- les conduites violentes . Elles sont dues à la situation familiale :
monoparentale ou chômage, le redoublement peut entraîner une marginalisation.
- l’absentéisme scolaire. redoublement, insatisfaction scolaire
et familiale, drogue, alcool, suicide, problèmes d’adaptation.
- la dépressivité. prise de médicaments ou autres. Les jeunes se sentent
isolés et ressentent un mal-être.
- la tentative de suicide. sentiment de solitude, perception négative
de la famille, consommation de drogue, difficultés scolaires.
2. La demande d’aide des jeunes en
difficulté.
- les consultations en pratique
libérale. augmentation des consultations des docteurs généralistes,
mais aussi chez les jeunes en difficulté, consultation chez un psychiatre
ou un psychologue.
- les recours au soin dans le cadre scolaire. L’infirmière est
une personne importante pour les adolescents, ils ont aussi recours
à l’assistante sociale.
- les interlocuteurs des adolescents. les parents (mais parfois le dialogue
avec eux est rompu), les pairs, les professeurs.
Chapitre
3) Les adolescents et leur entourage.
- Situations socio - démographiques
diversifiées
Différence par rapport aux académies, profession
des parents et urbain/rural, couple monoparental.
Les facteurs sociaux et subjectifs ont un poids explicatif équivalent.
- Le poids de l’école
Plus de transport pour aller au lycée.
Collèges et lycées = lieux de diffusion du savoir, mais aussi lieux de
vie communautaires.
Internat plus élevé en LP (due certainement à une spécificité régionale)
plus de garçons, plus âgés.
1sur 2 a redoublé pendant sa scolarité. 1
sur 7 ont redoublé plusieurs fois. Le redoublement est souvent considéré
comme un échec par l’élève mais aussi par les parents.
- La famille comme point
de repère . 70 % ont une image positive de la famille
- L’importance des
loisirs et des pairs
- Des acteurs de santé
Chapitre
4) Les adolescents en évolution.
- Le corps en croissance :
évolution, changement hormonal.
- Le corps et la souffrance
physique.
- Le corps comme objet de
violences :
sexuelles filles ou garçons, ceux ci ont 4
fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les autres.
Fragilité des jeunes qui pensent au suicide. Prendre au sérieux ces idées
si celles ci sont persistantes.
- La consommation de produits
psychotropes
L’alcool, le tabac, la drogue, médicamentation.
En 1978, 1 lycéen sur 10 avait expérimenté la drogue. En 1993, ils sont
25 %. La consommation a non seulement augmentée, mais s’est déplacée
vers des âges inférieurs.
- Situer la consommation de
drogue dans son contexte.
Baisse du tabac et de l’alcool, mais
hausse de la drogue. Peu importe la situation scolaire ou sociale. On
peut conclure que l’expérimentation, même occasionnelle, est le signe
d’un malaise.
- Violences et autres conduites
à risque
Les jeunes violents sont en difficulté scolaire
et sociale = oisiveté et insatisfaction scolaire et familiale. Signes
d’appel et de malaise.
- A propos des conduites et
des troubles. Variations socio familiales.
CONCLUSION
Entre 11 et 19 ans, les jeunes s’éloignent du mode de vie de l’enfance
pour adopter petit à petit celui des adultes. La maturation sociale accompagne
la maturation biologique et psychologique. C’est aussi l’acquisition
d’une identité sexuelle. Malgré la mise à distance des parents et
de l’école, ces lieux majeurs de socialisation sont de première importance.
Se sentir bien à l’école et dans la famille est une condition indispensable
à l’évolution juvénile.
A l’adolescence, une diversité de troubles et de conduites est en
jeu : alcool, tabac, drogue, absentéisme, conduites dites violentes,
troubles liés au corps, alimentaire, prise de médicaments et tentative
de suicide.
Les garçons adoptent plus tôt des troubles de la conduite, quant aux
filles elles ont plutot des troubles corporalisés.
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